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La couverture en tuiles : quel choix

Le vocabulaire lié à la toiture :

 

Voici le vocabulaire indispensable des toits, qui vous aidera à mieux comprendre les expressions utilisées par votre couvreur ou architecte, et à mieux déchiffrer un devis

 

- Rive d’égout

- Rive latérale et de tête

- Terrasson

- Brisis

- Ligne de bris

- Noue

 

- Faîtage

- Arêtier

- Versant

- Pan

- Avant-toit

La France, pays riche de traditions, a su préserver le patrimoine de ses régions et en particulier leur architecture. Les paysages sont donc largement empreints des matériaux de construction employés : la couverture, qui représente entre un tiers et la moitié de la surface extérieure d’une maison, contribue considérablement à cette richesse architecturale exceptionnelle.

 

Pour bien choisir une tuile, il faut prendre en considération la région, la pente de la toiture, le style de la maison ou du bâtiment, le rendu souhaité et enfin le budget.

Tuile plate

 

Les atouts  :

Sécurité et étanchéité : Les tuiles plates, en raison de leur épaisseur et de leur principe de triple recouvrement, bénéficient de performances remarquables en terme d’étanchéité. Chaque tuile posée ne dévoile aux regards qu’un tiers de sa surface, la partie basse appelée " pureau ". Les deux tiers restants représentent le couvert indispensable à l’étanchéité. Le choix de la couverture, dans les régions où se posent les tuiles plates, est un élément essentiel du rendu final de la maison et de son intégration dans son environnement.

 

La pente du toit : Les tuiles plates s’adaptent exclusivement sur les fortes pentes des toitures, à partir de 39° de manière générale.

 

Le type d’architecture : Les tuiles plates diffèrent par leur format et donc le nombre de tuiles au m2. Le nombre de tuiles au m2 varie entre 26 et 70 en fonction du modèle retenu. On peut généralement dire que plus le nombre de tuiles au m2 est important, plus la toiture se rapproche des toits " historiques "ou " authentiques ". Les modèles les plus vendus en France dépassent d’ailleurs les 56 tuiles au m2.

 

L’épaisseur de la tuile : Les tuiles plates ont également des épaisseurs différentes, variant de 10 mm à 16 mm. Une épaisseur plus prononcée apporte plus de " matière " et de relief au toit.

 

La forme : Malgré leur dénomination, les tuiles plates sont rarement parfaitement planes. La plupart présentent en effet un léger galbe dans le sens de la longueur (forme pendante) et/ou de la largeur (forme coffine). Cette " coffinité "est unanimement appréciée, car elle limite la remontée d’eau par capillarité. Mais surtout, le relief ainsi créé sur les toitures rappelle l’aspect des tuiles artisanales d’antan. Pour accentuer plus encore l’aspect rustique, certaines tuiles plates haut de gamme sont fabriquées avec une longueur ou une découpe qui varie de manière aléatoire en usine, donnant ainsi l’illusion de la superposition irrégulière des tuiles entre elles, à l’image des toitures anciennes. Cet effet s’appelle le «pureau brouillé »

 

Les coloris : Le coloris et la texture des tuiles plates varient en fonction des procédés de fabrication, et sont obtenus par sablage, poudrage ou engobage de minéraux qui sont vitrifiés lors de la cuisson de la tuile à près de 1000°C. L’emploi de ces matériaux inertes différencie les tuiles plates en terre cuite et leur assure une exceptionnelle longévité, notamment contre l’érosion et la décoloration.

 

Les finitions : L’aspect final d’un toit en tuiles plates sera peaufiné par les accessoires de couverture en terre cuite, qui permettent d’assurer étanchéité et ventilation à la toiture, mais aussi de traiter les points singuliers de manière efficace et esthétique.

 

Les règles de pose : La mise en oeuvre des tuiles plates est l’affaire d’un professionnel, qui saura suivre les règles de sécurité en vigueur.

La tuile à emboîtements

 

Principe de fonctionnement :

L’apport principal de la tuile à emboîtements est de remplacer le principe de recouvrement, utilisé en tuiles plates ou canal, par des emboîtements moulés sur les bords de la partie visible, appelée pureau. Grâce à ces emboîtements, la surface apparente est beaucoup plus grande, passant de 1/3 pour les tuiles plates (et 2/3 pour les tuiles canal) à 3/4 pour les tuiles mécaniques. Ces emboîtements facilitent l’évacuation des eaux de pluie, mais assurent également la stabilité des tuiles mises en oeuvre. Rapide à poser, nécessitant moins de matériau au m2, la toiture est plus économique et permet l’évolution vers des charpentes plus légères, des toitures moins pentues.

 

Les critères de choix :

La situation géographique : en fonction de sa localisation, la toiture sera plus ou moins exposée aux vents et aux pluies. La réglementation actuelle divise le territoire français en zones et en sites, définis par rapport à ces conditions climatiques et au relief environnant. De ce découpage dépendent les conditions de mise en oeuvre des tuiles, notamment la pente minimale à respecter.

 

La famille de la tuile : la réglementation francaise classifie également les tuiles à emboitements en fonction de leur capacite à évacuer l'eau. Cette performance dépend à la fois du relief et du format de la tuile. Ainsi, le profil de certaines tuiles est concu pour canaliser l'eau rapidement vers l'égout, alors que d'autres privilégient une esthetique plane et moderne. Par ailleurs, plus la tuile est petite, plus les zones d'emboitements sont nombreuses au m2 ; les debordements d'eau au niveau des jointures seront donc évités par une pente minimale plus élevée pour ces petits formats.

Parmi les tuiles à emboîtements, la réglementation distingue 4 familles en fonction de ces deux critères relief / format. Ces familles sont, dans l'ordre des pentes minimales les plus élevées aux plus faibles :

 

- Les tuiles petits moules d'aspect plat (supérireur à 15/m2) ;

- Les petits moules â cote (supérieur à 15/m2) ;

- Les grands moules d'aspect plat (inférieur ou égal à 15/m2) ;

- Les grands moules â cote ou a galbe (inférieur ou égal à 15/m2).

 

Enfin, certains modèles de tuiles peuvent se poser à des pentes encore plus faibles. Elles sont regroupées dans la "Categorie B du DTU 40.21" et peuvent prétendre à un constat de traditionalité.

La tuile canal

 

La tuile canal traditionnelle se pose d’abord face concave vers le ciel, pour former des canaux parallèles. L’intervalle entre deux canaux est ensuite recouvert par les mêmes tuiles, posées face convexe vers le ciel.

De forme conique, les tuiles canal se bloquent d’elles-mêmes par glissement. Pour assurer l’étanchéité, le recouvrement entre deux tuiles doit être compris entre 14 et 17 cm, en fonction de la pente et de l’exposition. Ce principe ancestral est parfaitement adapté au climat méditerranéen : sur des toitures à faible pente (entre 24 et 35 %), les précipitations violentes du printemps et de l’automne seront vite évacuées par ce système de canaux.

 

 

Les différents types de pose :

Installées traditionnellement sur voliges, les tuiles canal ont évolué pour s’adapter à la pose moderne : elles disposent aujourd’hui de courants à talons (ou tenons) pour les accrocher sur les liteaux, et éviter leur glissement.

Certains modèles de tuiles canal sont enfin disponibles avec des système de verrouillage cachés, pour assurer un maintien optimal sur la toiture. Toutes ces solutions sur liteaux présentent enfin l’avantage d’alléger les toitures, tout en garantissant un investissement dans des matériaux naturels et pérennes (bois + terre cuite).

Dans certaines régions, notamment là où maçonnerie et couverture sont réalisées par le même corps de métier, la plaque sous-tuile de type fibro-ciment est également utilisée. Celle-ci garantit l’étanchéité à elle-seule, les tuiles étant superposées à la plaque de forme ondulée.

Elle permet aussi l’installation de charpentes allégées (bois ou métal). Attention dans ce cas à toujours vérifier la bonne ventilation des tuiles en sous-face, pour éviter qu’elles ne retiennent l’humidité.

 

 

Caractéristiques du tesson :

La qualité d’une tuile canal est appréciée en fonction des propriétés des argiles et de leur cuisson. Celles-ci conditionnent directement la résistance mécanique et l’imperméabilité des produits finis.

Par ailleurs, l’épaisseur du tesson varie d’une tuile canal à l’autre. Une épaisseur plus prononcée apporte plus de matière et de relief au toit.

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